Est-il vain de vouloir soulager les maux de ce monde ?
La maladresse dont on est susceptible de se rendre coupable lorsque l’on entreprend unilatéralement d’aider quelqu’un est due au fait que l’on ne méconnait que trop souvent l’entièreté des causes qui provoquent sa souffrance.
Il peut également arriver que l’on souhaite, au fond, amener la personne qui reçoit nos services à vivre comme on voudrait qu’elle vive, de sorte à se construire un environnement dans lequel nos attentes profondes, qu’elles soient altruistes ou non, puissent être satisfaites. Il en résulterait un égoïsme que l’axiome suivant d’Oscar Wilde (1854-1900), écrivain irlandais, ne dément pas : « L’égoïsme ne consiste pas à vivre comme on en a envie, mais à demander aux autres de vivre comme on a soi-même envie de vivre ».
L’inutilité, voire la nocivité de cette démarche, a été parfaitement exprimée par Jacques Attali, économiste et haut fonctionnaire français né en 1943, lorsqu’il a écrit, dans « Le Premier Jour après moi » ; « Égoïsme que de prétendre vivre pour les autres : nul n’a besoin que l’on vive pour lui. »
Ainsi, nous pouvons difficilement nous permettre l’ingérence dans les affaires d’autrui si ceux-ci n’en ont pas fait la demande urgente et explicite, et même dans ce dernier cas, il n’est pas certain que les conséquences de nos agissements engendrent plus de bien que de mal. Mais en continuant de nous aventurer ainsi sur le chemin que nous a tracé Pessoa, n’allons-nous pas trébucher très bientôt sur la problématique de l’individualisme le plus absolu ?
I love Switzerland
Avant de venir y vivre, la Suisse était pour moi synonyme de banques, d’argent et de stations de ski: j’avais vaguement entendu parler à la télévision de Cran Montana, les paysages de carte postale. Par la suite, j’ai appris que c’était aussi le siège ou le symbole d’organisation internationales et humanitaires: l’onu, l’unesco, l’unicef. Un pays , tellement grand, tellement dans le trop, qu’on n’en rêve même pas.
Un peu plus tard, en France ou j’étais étudiante à quelques heures de Genève, j’eus l’idée d’aller faire un tour avec celui qui allait devenir mon mari , histoire de voir, assouvir une curiosité aussi féminine qu’intellectuelle.
Je garde un souvenir inaltérable du lac Léman et son fameux jet, des larges allées ombragées, propres, presque parfaites, des enseignes de luxe prestigieuses et bien sur de l’ONU que j’ai tenu à voir, sans pouvoir y entrer.
J’ai également visité Lausanne, Lausanne by nignt, faute de temps, on n’était là que pour un weekend.
J’en garde le souvenir d’un ville sympathique et chaleureuse, contrastant avec la stature et la froideur de Genève, une ville qui me convenait mieux par sa taille humaine, son aspect dynamique et vivant.
Quelques années plus tard, mariée , un enfant, une opportunité professionnelle se présente en Suisse que nous décidâmes de saisir.
Nous venions d’aménager dan un adorables 2 pièces dans une résidence un peu retirée de la ville, le summum du luxe après les chambre d’étudiants et nous avions même acheté un lave linge et une cuisinière tout neufs…on était riches.!
Quand vint l’heure du départ, il fallut songer au déménagement.
Incapables de se séparer d’objets qui représentaient tant à nos yeux, une partie de notre jeune histoire, un grand pan de notre vie, nous décidâmes d’emporter avec nous les objets neufs qui symbolisait une nouvelle étape de notre vie et laisser tout le reste.
C’est ainsi que nous primes la route, un beau samedi matin du mois de décembre , une journée aussi ensoleillée qu’enneigée, dans un camion de location . Heureux et anxieux, nous, notre enfant, le lave linge, la cuisinière à gaz et l’étagère en bois noir, que nous avons encore , 20 ans après, les deux autres étant devenus obsolètes.
Le voyage se déroula dans la joie et le bonheur sous un ciel bleu et un paysage enneigé.
A mesure que le temps passait cependant, les habitations se faisaient de plus en plus en basses , de plus en plus éloignées. à telle point que je me suis demandée si on laissait pas la civilisation derrière nous.Les petites maisons dans la prairie succédait aux petites maisons dans la foret, les poneys et chevaux aux vaches avec clochettes.
La gorge serrée et l’estomac noué, je n’osais même pas demander à mon mari:
Mais ou est ce qu’on va habiter?
Jusqu’au moment ou je l’entendis me dire:
Voilà , c’est là. Il y a un centre commercial à coté , le plus grand de la région.
C’était un lotissement de plusieurs immeubles de trois étages avec ou sans place de jeu pour le s enfants.
La civilisation …de retour…enfin!
Ouf, j’ai eu chaud.
Apologie de l’échec ou Logique de perdant
Dans la vie il y avait deux catégories de personnes: les gagnants et les perdants.
Pour se frayer un chemin, il suffit de choisir son camp, à condition d’en être conscient, et qu’à moins d’être un parfait ignorant, il n’y a qu’un choix possible, raisonnable : celui des gagnants.
Je m’explique .Dans un premier temps, par exemple, il faut se choisir
un but: réussir sa vie,
des moyens ; travailler,
une finalité : servir…reste à savoir qui…pourquoi pas l’humanité. Quel beau projet!
Et bien que la grandeur de la mission puisse anoblir, et malgré un travail acharné, hélas, les résultats peuvent ne pas au rendez vous. Que toutes les portes qui sont censées s’ouvrir restent fermées à tout jamais.
Que ce soit par désespérance ou bien persévérance, quel que soit le nom que l’on donne a une blessure d’orgueil, s’accrocher obstinément dans la même voie n’est que rarement payant.
C’est ainsi que l’on arrive à se poser, à juste titre des questions sur la réussite et l’échec. Les gagnants et les perdants.
On en arrive même a faire l’apologie de l’échec : échouez, échouez plus, échouer mieux.
Voici quelques pistes ou réflexions d’hommes célèbres, pour bien comprendre, et faire de votre ( vos ) échecs un atout , une chance, votre meilleur allié pour le succès.
Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme
La différence entre le succès et l’échec est la capacité à communiquer clairement et efficacement.
La différence entre les gagnants et les perdants, c’est que les premiers avaient un objectif et les seconds un rêve.
Après un échec, tout n’est pas fini. C’est un cycle qui commence en beauté.
Tels sont les hommes: avez-vous du succès, ils vous accueillent, vous portent, vous caressent, ils s’honorent de vous; mais gardez vous de broncher: au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu’il n’est plus d’amis..
C’est parce qu’il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de victoire, de sagesse ou de joie ont un sens.
Ecrire pour voir clair soi-même. Puis se relire comme s’il s’agissait des phrases de quelqu’un d’autre. Pratique salubre et distanciée qui diminue les solécismes et permet de réduire la culpabilisation en cas d’échec.
L’échec des plus intelligents doit toujours inquiéter ceux auxquels la nature et les grandes écoles n’ont pas offert le même poids de matière grise.
Nous ne devons engager le combat que si l’échec en vaut la peine.
Le monde sera bientôt divisé entre ceux qui expliquent sans cesse les raisons de notre succès, et ceux, un peu plus intelligents, qui tentent d’expliquer nos échecs.
Sensibilité
Si je devais avoir un nom , il pourrait être sensibilité.
Une sensibilité empreinte de mélancolie, de fragilité, d’empathie; une sensibilité exacerbée, exagérée , quasi pathologique. Quoique, à voir…
De cette sensibilité est née une attention aiguisée, un sens de l’observation prononcé, visant et cherchant l’invisible, le rare , le précieux, le spécial, cherchant, scrutant, sentant, humant…..l’inconnu.
“On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux” a dit St Exupéry.
Est ce pour cela qu’un personnage m’habite, dont j’ai envie de raconter l’histoire?Une histoire inspirée de faits réels, déclenchée par un nom: S.N.P
S.N.P veut dire “Son Nom Perdu”.
J’ai entendu ce patronyme par le plus grand des hasards, si toutefois le hasard existe.Mon frère, à qui j’ai posé la question de savoir ce que cela voulait dire, me regarda avec un regard dont je garde encore trace du souvenir: voilé, songeur, pensif, long, doux, silencieux, attentif,curieusement souriant mais sans me répondre malgré mon insistance.Suspect. Suspence.
Plus tard, en première année d’université, j’ai connu un étudiant du même nom et le souvenir remonta à la surface. Étant donné le mystère planant autour des ces trois lettres patronymiques j’ai essayer d’assouvir ma curiosité auprès de quelques amis qui en guise de réponse me lancèrent le même regard que mon frère, quelques années plus tôt.
Plus intriguée que jamais par ce jeune homme frêle, solitaire et mélancolique, j’ai réussi tant bien que mal à prendre mon courage à deux mains et lui poser directement la question .
Il me regarda d’un regard dont je me souviens encore plus que le premier. Quand j’y pense , j’ai envie de pleurer , je ne peux retenir mes larmes:si j’avais voulu briser un homme , je venais de le faire, si j’avais voulu faire fondre quelqu’un , le faire disparaître, je venais de le faire, si j’avais voulu…heureusement que je n’ai rien voulu d’autre que poser une question.
Je ne me souviens plus comment j’ai fini par comprendre le sens de ce trio maudit. Ah , si .
Cela me revient : par ces même amis qui avaient refusé de me répondre dans un premier temps.
S.N.P n’était jamais que le nom barbare donné aux enfants de père et/ou de mère inconnus.
Je n’ai plus jamais revu S.N.P depuis ce jour. Je l’ai vainement cherché pendant une semaine, rongée par le remord et la culpabilité pour m’excuser.
Je venais à peine d’achever de lui gâcher la vie, lui qui, malgré la douleur , la honte et la souffrance a réussi à se hisser jusqu’à l’université.
Nul, jamais, n’échappe pas à sa destinée.
Anecdote autour d’un entretien
Mercredi dernier, je suis allée à un entretien d’embauche.
J’avais répondu à une annonce recherchant une étudiante pour une activité ponctuelle , à temps partielle dans le domaine du semi conducteur.
J’ai toute de suite été attirée et n’ai pas pas résister à la tentation d’y répondre , me disant que étudiante ou maman diplômée pouvaient postuler pour le même poste dont la principale vertu ou qualité était la précarité . Dans les deux cas, ce serait l’occasion d’un gain accessoire, de l’argent de poche .Rien de plus.
Donc , à priori, si ce n’est pas un poste pour blonde aux yeux bleus, j’avais raisonnablement mes chances . De mon point de vue , en tout cas.
Et je ne me suis pas trompée. L’agence m’a appelée dans l’après midi même. La conseillère était surprise qu’une maman ayant une vie de famille soit intéressée par travail du weekend seulement surtout pour du “long terme”,a savoir deux mois.
Cela m’a pris une bonne heure pour lui expliquer , qu’à mon âge, et dans ma situation , j’avais totalement abandonné, complètement renoncé à trouver un travail digne de ce nom.
Que si cet emploi m’intéressait , c’était pour mettre le nez dehors, ça fait du bien, pour gagner un peu d’argent ça ne fait pas de mal, surtout quand on a trois enfants, que travailler dans son domaine de formation mais sans être actrice, ça flatte l’ego. Enfin, et ce n’est pas le plus important pour éventuellement se créer un réseau, chose impossible en étant mère au foyer, qui pourrait peut être aboutir sur autre cdd, etc… etc…
Une heure pour dire que le poste en question n’était pour moi , qu’un tremplin, impossible de l’envisager autrement , si ce n’est qu’un atelier d’occupation des chômeurs.
Inutile de préciser que je n’ai aps obetnu le poste car deux jours après , elle avait republié l’annonce.
Un blog, une raison d’être
Du premier forum , on m’a bannie au bout de quelque mois, sans vraiment de surprises , car je ne disais pas que le politiquement correct, l’hypocrisie ambiante qui décrit le rêve musulman bisounours du monde actuel. Bref, je dérangeais.
Le second forum, m’a appris à gérer mes émotions , me contenir, apprendre à dialoguer, débattre, sans m’emporter, placer la discussion au niveau des idées non des personnes ,avancer.
C’était mon but et j’y suis arrivée.
J’y suis même si bien arrivée qu ‘on m’a proposé d’être modératrice, poste que j’ai accepté avec autant de plaisir que de sérieux.
J’ai pu aborder tranquillement quelques sujets délicats, de ceux qui dérangent , et mener tout en le dirigeant un débat , de mon point de vue, très enrichissant.
Mais cette fois, j’ai décidé que je ne voulais plus être limogée , muselée.
J’ai décidé donc de créer un blog que je dirigerais et ou je serais le seul maitre à bord.




Commentaires