Mohamed Larbi Ben Mhidi
“Yacine Amine a 61 ans. Il a longtemps travaillé dans l’Administration algérienne. Il a enseigné de 1966 à 1970. Ensuite, il est entré dans le service des Domaines (qui s’occupe des biens de l’Etat). En tout, il a passé près de 34 ans dans l’Administration. Il est marié et père de 3 enfants. Actuellement il est à la retraite, après une carrière bien remplie, au sens propre comme au sens figuré.”
Je vous conseille son livre sur Mohamed Larbi Ben M’hidi, que vous pouvez commander ici. Et puis, pourquoi pas faire un petit tour par Alger ?
Mohamed Larbi Ben M’hidi : Prophétique ?
“Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. Vous voulez l’Algérie française et moi je vous annonce la France algérienne.”
« Je préfère mourir avant l’indépendance pour ne pas assister à vos déchirements pour le pouvoir ! »
Une perle du web
Le règne de l’immoralité et du pillage des nations est terminé
Téhéran(IQNA)- Une époque d’humanité a commencé dans le monde où les deux peuples, iranien et algérien, ont de grandes responsabilités.
Le Président iranien Ahmadinejad a rencontré, Bou Abdellah Gholamollah, ministre algérien des dons et des Affaires islamiques, et a déclaré que le monde était en plein changement et que le règne de l’immoralité, des bénéfices illégaux et du pillage des nations était terminé.«Une époque d’humanité a commencé dans le monde où les deux peuples, iranien et algérien, ont de grandes responsabilités. La première est de présenter leurs valeurs culturelles et de participer en second lieu, à la construction d’un monde nouveau.L’Iran et l’Algérie ont des racines culturelles et des richesses intellectuelles qui leur permettent de participer à la direction de ce nouveau monde, il ne faut pas donner l’autorisation à ceux qui sont responsables des malheurs de l’Humanité, d’en reprendre la direction.Bou Abdellah Gholamollah a rappelé les relations historiques qui existent entre les deux pays, et a souhaité le développement d’une coopération bilatérale. Il a insisté sur la sympathie des Algériens pour le peuple et le gouvernement iranien, et a déclaré que l’Algérie le considérait comme le dirigeant d’un grand pays et que le peuple algérien suivait avec intérêt, les différentes allocutions du Président iranien, et le soutenait.561933Usage autorisé enhttp://iqna.ir/fr/news_detail.php?ProdID=562648 mentionnant la source.

Algérie
Algérienne est mon identité première
une identité faitière
qui me sauvera de l’enfer
me guidera vers mon bonheur.
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Algérienne est ma croix et mon malheur
dans un monde de conflits et de heurts
bati sur sur des mots et des valeurs
qui donnent tout son sens au mot horreur
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Algérienne est ma voix et ma bannière
pour défendre une terre sans œillères
des fléaux qui menacent sa splendeur
sortir le lion de l’ornière.
Algériennement vôtre
Quand je suis arrivée en France un jour, j’étais cadre de mon pays, entendez par là une jeune ingénieur fraichement diplômée de 24 ans.
J’y étais pour achever ma formation y faire des études de troisième cycle, un doctorat.
Pour tout vous dire , je ne voulais pas aller en France, je voulais aller aux États- Unis, mais j’ai eu une bourse d’étude pour la France , donc je n’avais pas trop le choix. Je ne voulais pas aller en France trainer le fardeau d’être Algérienne, ou vivre mon algérititude comme un fardeau.
Helas ce n’était jamais qu’un euphémisme et je n’ai pas tardé à le constater.
Tout commence par , par le formalités d’établissement. Tous les étrangers doivent établir un titre de séjour auprès de la préfecture dont ils dépendent. Je m’en vais donc chercher le fameux sésame et là, premier choc, on me dit:
vous êtes algérienne? ce n’est pas à la préfecture mais à l’hôtel de police.
Je dis premier choc car pour moi, le mot police rime avec délit, plainte , problème. Moi , je cherchais simplement un titre de séjour, pour être en règle avec la loi, administrativement parlant. je ne comprenais pas le rapport avec la police.
Je suis donc allée à l’endroit indiqué et là second choc, on me renvoie vers le bureau 101, ou est placardé, ni plus ni moins que le mot en gras: ALGERIENS.
Toutes mes angoisses et appréhensions se trouvaient confirmées.
Ce mot, signait d’emblée , d’entrée de jeu, la marginalisation, la catégorisation, dans laquelle étaient rangés les algériens, ou plus justement les étrangers d’origine algérienne, chose que les autorités compétentes n’entendaient pas de cette oreille.
je n’étais cependant pas au bout de mes peines. Le pire était encore à venir…
La prochaine étape était d’ouvrir un compte bancaire. Je me suis donc renseignée sur le choix pertinent d’une banque, et les modalités d’ouverture d’un compte.
Il faut savoir, qu’à cette époque, l’Algérie était un pays jeune de 23 ans , soit un an de moins que moi, qu’il sortait d’une période de colonisation de 132 ans; un pays jeune résolument orienté vers l’avenir, qui avançait à grands pas certes mais pas uniformément dans tous les domaines.
Je veux dire par là, que les gens en étaient encore au stade de garder l’argent dans le lieu de domicile plutôt, de tout payer en liquide. Les chèques n’étaient que du papier sans aucune valeur.Les cartes de crédits, on ne connaissait pas. Les banques ne faisaient donc pas partie de la vie, du quotidien, des priorités .
J’entre donc dans une banque, la…pour ne pas la nommer, un samedi matin, jouir ou je n’avais pas cours.
Il y avait de longues files d’attente qui m’avaient surprise par leur taille. je n’en avais pas encore vu d’aussi grande , nulle part ailleurs depuis mon arrivée.
Et quand enfin vint mon tour, mal à l’aise au possible comme face à toute question administrative, je dis timidement:
euh , je suis étrangère, je voudrais ouvrir un compte.
L’employé me répondit alors avec une voix de répondeur automatique: vous êtes de quelle origine?
je suis Algérienne, répondis-je.
Et là, il a failli s’étouffer, se catapulter de son siège en vociférant , autant pour moi que pour tout le monde présent:
Pardon!!! c’est une plaisanterie, j’espère…….!!!
J’ai vécu avant l’heure, et très honteusement, ce qu’on appelle aujourd’hui le quart d’heure de célébrité.
Un quart d’heure , c’est l’éternité qui s’était écoulée pendant laquelle j’étais le centre de toutes les attentions , tous les regards et ou très dignement , j’ai repris mes papiers , les ai remis dans mon sac, et me suis dirigée vers la porte de sortie en balbutiant , rouge d honte te de confusion, d’une vois presque inaudible:
Excusez moi.
Moment de gloire heureusement éphémère, ou j’ai senti l’intensité des regards transperçant mon dos, m’accompagnant jusqu’à la rue.
Ouf, un peu d’air…de l’oxygène.
Le samedi suivant, j’entrais d’un pas plus que décidé dans une autre banque qui se trouvait sur le campus.
Bonjour, je suis Algérienne, je voudrais ouvrir un compte.
Volontiers, vous avez une pièce d’identité
Oui, bien sûr.
Un quart d’heure plus tard, j’étais dehors, mon chéquier à la main, le sourire aux lèvres avec au fond de moi, cette première leçon d’expatriation ( chut.. faut pas le dire aux français):
En France , je ne suis pas étrangère mais Algérienne…!
C’est comme la bas …dis.
Dieu , que la vie est belle.




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